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Brigitte LOMBARD Rhinocéros détail

Ernest Hemingway est à l’origine de cette expression qui désigne cinq mammifères d’Afrique mis à l’honneur : buffle, rhinocéros noir, éléphant, lion et léopard. Si à l’époque chacun d’entre eux valait un trophée lors d’une chasse, aujourd’hui ce terme met en exergue la puissance ainsi que la beauté de ces animaux.

Certes, cet animal n’est pas des plus connus, et quand bien même nous envisagerions d’imaginer un gros nounours roux et blanc en lieu et place d’une fourrure noire et blanche nous serions encore loin du compte ! Et pourtant son nom anglais est très connu des « nerds » puisqu’il s’agit de « firefox ».

Annie Cotterot, qui n’a pas chômé ces dernières semaines, vient de me confier ses dernières créations : deux nouveaux hippos rigolos comme tout ; des matous ronds et rouges ou gonflés comme des bonbonnières ! des vaches aussi dressées que possible sur leurs courtes pattes… mais aussi ses bonnes femmes pleines de charme en robes fleuries ou « en-papillonnées »…

690 pin et pigments

photo de Pierre DAVILLER ; texte de Philippe Aubert DE MOLAY

Chaque sphère inventée par Yann est un monde. Avec sa géographie et son climat, son mystère et sa petite musique, sa révélation. On interprète, on se prend au jeu, on y croit, on voit intuitivement, on devine. Yann nous rend magiciens ! Son enseignement : un petit précis de chamanisme élémentaire. Pas de théorie ni d’abstraction, de bla-bla ni de distance : du bois, de l’air, des couleurs, le feu, la proximité salvatrice du rêve. La simplicité du vivant. Une sorte d’abri miraculeux pour chercher, dans l’or de nos propres regards, une éclaircie.

tigre toile 100 x 100

Inachevé fortuit ou volontaire, le « non finito » est une forme artistique à part entière. Il est fortuit lorsque l’artiste n’a pas pu terminer son œuvre et en a laissé une grande quantité ainsi (de nombreuses œuvres de Michel-Ange…) ; ou lorsque l’artiste s’approprie cette expression et laisse volontairement le spectateur dans l’expectative. Il renforce ainsi le sujet de son œuvre, non-pas en le liant avec le réel mais en le liant avec la matière dont il est issu. Ainsi, d’un point de vue métaphysique la peinture ou la sculpture (au sens de matière inerte) prend vie. Rodin avait pour habitude ou formule de « libérer» ses sculptures des blocs qui les renfermaient.

Brigitte TEMAN ours alu 7/8

Le terme de lisse tendu est propre à la sculpture, et souvent employé pour du bronze. Il s’agit en fait d’un type de finition. Là où certaines œuvres ont une finition plutôt brute, certaines ont une régularité quasi parfaite (« quasi », parce qu’il s’agit d’un travail réalisé de main d’homme). Plus que lisses, elles sont lisses-tendues. Le travail que réclame cet aspect est méticuleux et de longue haleine car il doit absorber toutes les aspérités et les défauts du matériau brut sorti de la fusion. Ses pièces sont en général plus onéreuses que d’autres (outre la cote propre à l’artiste) pour intégrer ce travail spécifique dans la fonderie. On parle, par extension, de patine lisse-tendue bien que la patine, elle, ne soit que l’oxydation en surface du bronze et donc la coloration de celui-ci et non son « touché ».

… et celle des hippopotames en fait partie. On pourrait certes croire que les collectionneurs de cet animal sont peu nombreux… mais bien au contraire ! je suis surpris d’en compter des dizaines et de tous les pays. L’allure débonnaire, la...

Time’s Square by night 80 x 80 cm

Par Andrée Maennel :

« Pour Daniel Castan, le sujet est secondaire. Ce qui l’intéresse, c’est la pâte, la matière, l’imagination, et l’action. Il résume ainsi sa démarche de manière lapidaire. «  Je peins, et le sujet vient après ». Autre paradoxe apparent, cet artiste qui dit ne pas supporter les villes peint New York de manière saisissante. Un New York fantasmé, celui des polars des années 70, celui du rêve américain, dans lequel chacun peut se projeter. Le côté graphique, les lignes, les perspectives sont pour lui prétexte à peindre.

Je garde auprès de moi une boule assez exceptionnelle : montagneuse, creusées d’abîmes, teintée de bleu, d’argent et de noir… limpide, profonde… il est facile de se laisser glisser en-dedans, de flotter le long des escarpements, de franchir les ravins et gravir les sommets…