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Daniel Favre

Graveur attentif et dessinateur méticuleux, Daniel Favre emprunte à ces deux univers la délicatesse et le perfectionnisme pour réaliser son oeuvre sculpturale. Et d’artisan reconnu Daniel Favre est devenu artiste.

Le socle commun aux œuvres de Daniel Favre est la force. Tantôt celle qui se trouve dans la sculpture comme une densité de l’être humain, tantôt celle qui se trouve dans le mouvement de l’oeuvre.

Lorsque Daniel Favre sculpte la densité humaine, la force nait de l’opposition de la pièce et de la lumière. Masse, angles, courbes, et esprit intrinsèque contre le vide, l’air, les ombres et la lumière. L’être intériorisé que l’artiste a imaginé nait dans un instant fugace figé dans la matière. Objets presque érotiques où les forces sont soudainement rendues sensibles et assujetties à un équilibre d’une étrange stabilité.

"Attendez de voir les femmes de Favre ! Imaginez des parois rocheuses.Voyez dans ces pics, de belles endormies. Mélangez ces lignes tendues à des masses rectangulaires qui seraient autant de genoux et de bras, de creux et de vides. Hanches, fesses, cous, épaules deviennent des...

 Daniel Favre sculpte à l’écart de tout courant artistique depuis une trentaine d’années. Il sculpte pour lui dans un processus diligent de construction et de déconstruction : il dessine son sujet, l’étudie, lui donne un corps réaliste et académique avant de revenir sur les lignes et...

Dernière reçue des œuvres de Daniel Favre, « la Tête au Carré » est un bronze ramassé d’une belle intensité. La position du corps replié sur lui-même fait autant référence à Marthe de Bonnard qu’aux objets-masse à la frontière de l’abstraction.

Cela fait des années que je cherche l’originalité dans la représentation. Ce n’est pas facile de sortir de ce que l’on connait par l’Histoire de l’Art ou de ce que l’on voit dans les galeries. Selon moi, les nouveaux matériaux ne supporteront pas l’épreuve du temps et nous aurons tôt fait de délaisser les sculptures brillantes, sans forme, sans détail, sans richesse. Il y a indéniablement une volonté de gaité, sans doute un contre point à notre époque. Et pourtant, dans le coeur de l’acheteur comme du vendeur, l’art s’il n’est pas sérieux, « n’est pas de l’art ». Alors on colle le discours éculé du pop art sur n’importe quelle œuvre en couleur trop légère pour supporter la critique. C’est la mode, juste la mode! C’est une facilité et tout le monde tombe dans le panneau du merchandising.