Galerie Harmattan

40, rue Saint Jean 74120 Megève FRANCE

Tel. +33 (0)6 67 01 93 81

Mis à jour : 24 déc. 2018


Graffeur de la région de Saint Etienne, Eric Vialla ( alias « Tweak ») est un artiste total…

Né en 1977, c’est un « autodidacte formé aux bonnes écoles » : les arts appliqués pour le dessin et l’architecture d’intérieur pour l’espace.

Néanmoins loin de se cantonner au dessin ou à l’édification de volumes, il choisit les chemins de traverse !

Du dessin il se fait connaître dans le monde du graffiti, et de l’architecture il garde ce goût pour les formes.

C’est donc tout naturellement qu’il s’est tourné vers la mise en volume de ses graffiti. Et justement, il s’agit bien de mise en volume. Non pas d’une sculpture où l’artiste va de l’extérieur vers l’intérieur en modelant la terre, mais de l’édification d’une sculpture où les éléments sont assemblés dans un jeu de formes et de forces, chacune se répondant.

Le travail audacieux de Tweak, autant graphique qu’architectural, ne se limite pas aux formes… les textures, les matériaux lui importent tout autant. L’artiste travaille le cuivre, l’acier, l’inox poli… et tout cela décliné en patines d’une grande richesse et d’une grande profondeur.

Son nom d’artiste, « Tweak », est celui de ses origines de graffeur… ce terme anglais désigne dans la culture urbaine (skate-board…) la parfaite finition d’une figure, la dernière touche, la « cerise sur le gâteau » …


#GalerieHarmattan #Megève

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Je travaille avec Daniel Castan depuis sept ou huit ans. On peut dire que je connais un peu l’artiste et un peu sa peinture grâce à une collaboration fructueuse et à une clientèle qui réclame toujours ses nouveautés.

Daniel, comme sa peinture sont un concentré d’énergie. Ils sont dynamiques, voire karstiques pour employer un grand mot. L’un en coups de gueule, l’autre en mouvements vigoureux… Dans son œuvre la beauté est un surgissement, comme pour sa personnalité forte et attachante.

Néanmoins il serait faux de limiter son œuvre à cela : à des impulsions, car même s’il se montre sûr dans son art, sa technique est le fruit d’une longue pratique et d’incessantes et ténues évolutions : jouant d’abstractions, de textures, jouant de matières et d’associations de couleurs. Il ne peint pas New York. Il construit New York! Sa touche vigoureuse est unique et les vues qu’il nous propose son autant un concentré de lui que de cette ville.

Nous autres, comme spectateurs, nous aimons son travail… mais pour le juger il n’y a qu’à laisser parler les peintres lorsqu’ils regardent ses tableaux : tous reconnaissent le talent de Daniel Castan.


#DanielCastan #Megève #GalerieHarmattan

Mis à jour : 17 déc. 2018


Les lumières de Castan sont toujours superbes dans les clairs obscurs de ses oeuvres! Car si ses peintures sont parfois sombres c’est toujours pour mieux mettre en valeur des éclairages sobres, discrets et pourtant d’une présence et d’une insistance folles! les feux des voitures, ces seules touches de couleur dans un univers de noir et de blanc ou dans la pénombre d’un crépuscule, attrapent littéralement notre regard et créent l’équilibre dans l’oeuvre.

#DanielCastan #galerieHarmattan #NewYork #ville #arturbain #Megève

Mis à jour : 26 déc. 2018



Là où beaucoup de céramistes travaillent la terre, la pétrissent, la battent… Lydie Thonnerieux, de son propre aveux, ne la traite pas comme un adversaire lors d’un combat.

La matière, molle et sensuelle, s’offre à elle. Lydie la modèle en puisant en elle les sentiments, paradoxes, souvenirs… les ecchymoses aussi qui font la complexité d’un être. Nostalgie, douceur, poésie, réflexion, souvenirs… tous les sentiments qui traversent l’artiste sont figurés dans le modelage.

Cuites, ces sculptures étonnamment proches des dessins d’animation prennent vie par leur matité, et leurs patines douces.

Seul ce que dégage la sculpture intéresse l’artiste. Pour elle le fond génère la forme. Et surtout pas l’inverse. La prouesse technique ne l’intéresse pas. « Ce n’est pas un métier, c’est une vie. »


#lydiethonnerieux #céramique #céramiste #galerieharmattan #megève

Mis à jour : 31 déc. 2018



Voici une œuvre rarement vue de l’Artiste savoyard Livio Benedetti : « le Toro Bison ». Cette pièce toute en angles et en tensions caractérise le style le plus apprécié de l’artiste. Il émane du Toro Bison une force que l’artiste puise dans son histoire, dans ses passions artistiques et surtout peut-être dans les années 20 qu’il affectionnait.

Cette pièce dans sa patine bleue nuit renvoie plus encore à cette époque où les sensations prédominaient sur la stricte figuration. Car dans les années 20, les fauves sont "digérés" et donnent naissance aux abstraits (Kandinsky et le Blaue Reuter…), c’est aussi l’époque de la vitesse, des lignes de fuite que l’on retrouve chez les affichistes, dans le mobilier et dans le futurisme italien que Livio appréciait tant.

Mais ce Toro n’est pas qu’une émanation du passé, c’est aussi une revendication du présent, du beau, de ce qui est stable : la force brute est intransigeante, et ne laisse aucun doute quant au désir de l’artiste d’échapper aux modes. Il concentre sous sa main tout ce qu’il sait du passé comme du présent et le contraint dans cette forme.

Livio offre une œuvre belle, pleine de puissance, atemporelle car emprunte du passé et résolument fichée dans le contemporain.


#LivioBenedetti #GalerieHarmattan #megève #bronze #sclupture

Mis à jour : 11 déc. 2018



« Attendez de voir les femmes de Favre ! Imaginez des parois rocheuses.Voyez dans ces pics, de belles endormies. Mélangez ces lignes tendues à des masses rectangulaires qui seraient autant de genoux et de bras, de creux et de vides. Hanches, fesses, cous, épaules deviennent des repères où s’accrocher. Des zones critiques, des haltes, qu’il sculpte avec la maîtrise d’un grimpeur lancé dans une ascension sans cordée … «  Texte tiré de « Pratique des Arts » écrit par : Arnaud Dimberton.


#DanielFavre #GalerieHarmattan #Megève #Sculpture #bronze





Mis à jour : 14 déc. 2018


Lise, par sa maîtrise de la couleur, sait rendre hommage au sujet. Les fauves, lions ou tigres, sont les animaux centraux du bestiaire de cette jeune peintre pontissalienne. Elle les représente souvent de manière frontale, profitant au mieux de leur fourrure pour jouer sur les couleurs. C’est d’ailleurs cet aspect qui attire le plus : des couleurs à la frontière de l’expressionnisme contre balancées par des regards d’une étonnante construction et d’une parfaite limpidité. Mais loin de se cantonner aux fauves fauvistes, Lise explore ici la force brute d’autres animaux : les taureaux!

Ainsi ces nouvelles toiles, toute en puissance, sont éclatantes de présence. Les animaux ne sont plus noyés dans leur fourrure exubérante, mais au contraire mis en exergue sur un fond à la feuille d’or. Plus volontiers de profil, on observe à loisir le mouvement du corps, jusqu’à la musculature de ces bêtes. Lise ne peint plus des rois, mais des dieux !


#LiseVurpillot #GalerieHarmattan #couleur #artisteanimalier #animal #Megève

Mis à jour : 11 déc. 2018


Jean-François GAMBINO est né à Paris en 1966. Au départ, attiré par la musique, il suit des études de musicologie à la Sorbonne. Cependant, il abandonne le milieu artistique et travaille plus de 10 ans pour la célèbre joaillerie Cartier, rue de la Paix à Paris. 

Ce n’est que beaucoup plus tard, en 1997 qu’il apprend et découvre auprès du sculpteur Chantal Adam à Neuilly-sur-Marne la technique particulière de la terre cuite et des patines faites de pigments naturels. Ayant assimilé les éléments de base du modelage et son enthousiasme grandissant pour ce moyen d’expression, il change d’orientation professionnelle en 2003, devenant sculpteur animalier. 

Son bestiaire se compose essentiellement d’animaux africains. Il met toujours en avant cette volonté d’une exécution rapide des animaux qu’il modèle. C’est cette spontanéité de réalisation qui traduit le mieux la force, l’énergie vitale et souvent intuitive que chaque animal doit générer pour survivre et s’imposer.


#JeanFrançoisGambino #Bronze #sculpture #GalerieHarmattan #megève

Mis à jour : 11 déc. 2018

#DanielFavre #GalerieHarmattan #Megève #Bronze #sculpture



"Mante Religieuse" bronze numéroté de Daniel Favre

Le socle commun aux œuvres de Daniel Favre est la force. Tantôt celle qui se trouve dans la sculpture comme une densité de l’être humain, tantôt celle qui se trouve dans le mouvement de l’oeuvre.

Lorsque Daniel Favre sculpte la densité humaine, la force nait de l’opposition de la pièce et de la lumière. Masses, angles, courbes, en butée contre le vide, l’air, les ombres et la lumière. L’être intériorisé que l’artiste a imaginé nait dans un instant fugace figé dans la matière. Objets presque érotiques où les forces sont soudainement rendues sensibles et assujetties à un équilibre d’une étrange stabilité.

Lorsqu’il sculpte le mouvement, Daniel Favre utilise les masses des corps non-plus pour leur densité réflexive, mais pour les forces qu’elles entrainent. L’artiste aime l’opposition des contraintes autant que l’instant fragile de l’équilibre lorsque les corps puissants se rencontrent. La force est ici un affrontement (au sens littéral comme au figuré) et nul ne peut en prédire l’issue. Seul compte à nouveau cet instant précaire et pourtant rendu éternel par la recherche et le travail de l’artiste.

La sculpture chez Daniel Favre est une représentation de l’instant d’équilibre entre des forces qui s’opposent.

Mis à jour : 18 août 2019



Il n’y a pas d’artiste qui soit une tautologie, hermétique au monde, produisant sans connaissances ni influences… Tout vient de quelque part. La génération spontanée n’existe pas. Pas plus en biologie qu’en art ou pour n’importe quoi d’autre. Rien ne nait par hasard.

Sans essayer de deviner pour quelle raison un artiste nait ou devient artiste, son travail, lui, est toujours le fruit de quelque chose, d’une rencontre, d’une évolution, d’une maturation… de l’Histoire, d’une histoire, de techniques apprises, appliquées, améliorées… mais dans tous les cas : son œuvre nait du travail.

L’image de la forge s’impose à moi. Le désir d’expérimenter, de s’exercer, de travailler laborieusement avant d’acquérir dextérité. De cet apprentissage adjoint de ses propres idées et de sa propre expérience … d’erreurs en découvertes … de découvertes remises en causes, reformulées, déformées, forgées à nouveau… dès lors l’artiste ne travaille plus, il œuvre.

Etre artiste c’est être forgeron. C’est recommencer. Recommencer. Chercher le beau, l’excellence, ou pas forcément : cela peut être de chercher la justesse. Le beau viendra de lui-même. Glaner des idées, formes ou techniques, les adopter, les dépasser. Chercher ! et travailler !

Il n’y a pas d’artiste génial qui n’aie jamais mis de la sueur dans son labeur. Comme pour tout, le travail est à la base. La chance peut intervenir. Mais la chance fait partie du travail.

L’art est un travail de forge. On part d’un matériau dur, un concept compact, une vue mentale qui ne s’effiloche pas, une obsession. On n’attend rien de ce matériau, sauf de l’ouvrager selon un dessein. Alors par la réflexion sans relâche et par l’action, l’artiste l’assouplit.

Travaillé, ployé, amélioré, retravaillé, ployé à nouveau… le matériau reçoit lentement ce supplément d’âme pour devenir autre chose. C’est là, c’est encore un peu diffus, un peu confus… mais du matériau compact et dense nait la matière propre à exprimer une forme et des sentiments.

Combien d’esquisses, combien de coups de ciseaux dans la pierre et de pierres cassées… l’œuvre nait. Non pas l’œuvre au féminin, mais l’œuvre au masculin, car il n’est pas question d’une seule œuvre, mais de l’ensemble de l’oeuvre. De l’ensemble qui grandit, progresse, va vers quelque chose, qui tend à l’absolu de beauté ou de justesse auquel l’artiste est dédié.

Telle une lame damassée qui n’est belle que par la multitude des couches qui la compose, l’œuvre d’un artiste n’est beau et considérable que par la multitude des œuvres qui le compose. Cet oeuvre, il n’est juste que par les innombrables assauts qu’a porté l’artiste pour atteindre cette justesse… Et à la fin, à la toute fin, l’ampleur et la régularité du travail sont un sous-jacent primordial à la qualité d’une œuvre d’art en particulier, comme à la beauté d’une lame damassée…


#BrigitteLombard #GalerieHarmattan #Megève #Sculpture #raku

Mis à jour : 11 déc. 2018

#DanielFavre #GalerieHarmattan #Megève #livre



Graveur attentif et dessinateur méticuleux, Daniel Favre emprunte à ces deux univers la délicatesse et le perfectionnisme pour réaliser son oeuvre sculpturale. Et d’artisan reconnu Daniel Favre est devenu artiste. Daniel part toujours d’un modèle vivant. Il sculpte dans la terre un sujet anatomiquement parfait. Puis par le jeu d’éclairages projetés suivi d’un long processus de réflexion et d’anticipation, il coupe les rondeurs, saisit les angles. Il rend l’oeuvre à la lumière qui l’a créée pour en faire un être construit et tendu de forces.

Exposition, mise en perspective de ses oeuvres avec celles de Rodin au musée Faure à Chambéry – printemps 2017. Catalogue « L’angle et la courbe, sculptures de Daniel Favre 2012-2015 » Cahier « Daniel Favre sculpteur » par Bernard Verdier – 64 pages – éditions Ruffieux-Bril isbn : 978-2-9559108-0-1

Mis à jour : 13 déc. 2018


L’époque est à la vitesse, l’époque à l’immédiateté, l’époque est à la spéculation.


La technologie numérique intervient dans le domaine de l’art comme dans tous les domaines. Que ce soit bien évidemment dans le commerce de l’art, que plus curieusement dans la création artistique elle-même. D’un bout à l’autre de la chaine, mais en fait l’un et l’autre étant étroitement liés.


Dépassons un instant le débat sur le commerce dont on ne sait pas encore ce sur quoi il débouchera dans les années à venir… (des galeries physiques, ou en ligne, comme des magasins de détail qui se multiplient sur internet au détriment des commerces avec murs et vendeurs, même les producteurs artisanaux s’y intéressent dans un soucis -légitime- de circuit court.)


Créativité ; l’art et l’informatique.

Il faut distinguer trois choses :

-l’informatique comme objet d’art ;

-l’informatique dans le processus de fabrication ;

-l’informatique dans le processus de création.


Et intimement lié à ces questionnements : qu’en est-il de la perception des spectateurs.


Dans la filiation des machines de Tinguély, l’informatique pour sa beauté mystérieuse-évocatrice-intrinsèque ou même pour ce qu’elle montre de notre société a tout à fait sa place dans l’art. Entre tautologie impénétrable, et fantasme technologique universel, l’informatique pour bien des raisons et bien des aspects renvoie pour moi à la beauté d’une carte géographique ancienne. On la regarde, on la dissèque de notre intelligence on la confronte à notre connaissance, à celle qui l’a vu naître ou celle qui la contemple bien des années plus tard. Elle est tour à tour et en même temps visionnaire et désuète, belle et d’une beauté étrange. La mise en scène de l’informatique est d’autant plus difficile que l’informatique est multiple : montre-t-on un langage (de codes, d’octets, de bits ?), ou des actions informatiques (comme les interactions de différents programmes), ou encore les éléments physiques (condensateurs, processeurs, circuits imprimés…)… l’appropriation artistique est possible à bien des niveaux et peut être tout aussi intrigante qu’une machine de Tinguely, ou toute aussi spirituelle qu’un moulin à prière ou un phylactère…


Ensuite, de la même manière que l’industrie s’est appuyé sur l’informatique pour progresser, les artistes ont utilisé les outils à leur disposition pour progresser ou défricher de nouveaux territoires. De l’impression numérique qui remplace les tirages argentiques ; de la traditionnelle technique mixte faite de découpages et de collages désormais photoshopée en haute résolution ; du modelage traditionnel de la terre supplanté par un logiciel de conception assisté par ordinateur qui imprime une cire en 3D avant de couler un bronze… tout peut se faire par ordinateur. Et si l’on veut coller au marché, il ne s’agit pas de pouvoir le faire informatiquement, mais de devoir le faire informatiquement. Il en résulte une diminution considérable des coûts. Plus de personnel payé à faire des agrandissements ou des réductions d’un bronze, juste un fichier vectorisé ou au pire un scanner 3D. Plus de rouleaux de pellicule à révéler, juste des fichiers à éditer. Plus de tubes de peinture, de toiles à préparer, ni de pointes Rotring usées, juste le « tableau magique » d’un écran d’ordinateur, un logiciel performant et un bon technicien. Le tout sortira sur dibon, sur toile ou même en polymère…


Est-ce bien, est-ce mal ? Je n’ai pas un avis arrêté sur la question. C’est juste ainsi. A mon sens il n’y a aucun intérêt à aller contre l’utilisation de l’informatique dans la fabrication d’une oeuvre. Ce serait comme de remonter le temps, et d’être peintre à l’orée de la photographie. Considérer au XIX° siècle la photographie comme une aberration artistique était certainement très commun. Mais cela a-t-il changé quoi que ce soit à l’implantation de la photographie dans le paysage de l’art. Non.

D’ailleurs, curieusement, les photos les plus belles à mon sens sont aujourd’hui celles qui composent des scènes comme le faisait encore la peinture lors de l’apparition de la photographie. Je pense aux œuvres de David LaChapelle… ce que je veux dire, c’est qu’il a fallu un siècle à la photographie pour rivaliser avec la qualité/complexité de la composition d’une peinture en évitant soigneusement les facilités des avancées technologiques de l’informatique. Comme un pied de nez, tandis que la peinture, elle, s’est réinventée complètement pour nous offrir le XXème siècle ! Dégénérée pour certains, j’aimerai dire régénérée…


Il y a donc un intérêt à ne pas rejeter l’implantation de l’informatique dans le domaine de l’art. Car, même si personne ne sait où elle nous emmènera, l'informatique à tendance à favoriser la créativité plutôt que de la restreindre. Et cela quand bien même la fabrication délimiterait les pourtours de la création et donc que la technologie subordonnerait l’esprit.


Qu’est-ce que cela change à l’œuvre d’art ? cela la change-t-il seulement ?

Oui et non. Tout d'abord, ce qui n’existe pas encore, n’est pas à regretter.


Ce que l’informatique apporte elle le prend ailleurs (voire le perd ailleurs).

L’informatique occupe pour certains artistes une part prédominante dans le processus de création.

Cela libère l’artiste de contraintes dans la conception et l’emmène vers des choix qu’il n’aurait pas même envisagés auparavant et participe ainsi directement de la création. Comme l’architecture s’est métamorphosée depuis une vingtaine d’année par l’usage de puissants logiciels/ordinateurs.

Ainsi l’informatique n’est pas seulement au service de la conception, mais la conception devient-elle dépendante de l’informatique. C’est-à-dire que l’artiste n’a plus en tête un projet qu’il souhaite réaliser, mais des outils qui lui permettent de réaliser certaines choses… et ces outils l’emmènent dans un processus de création, et non l’inverse. L’inverse justement… Avoir un projet, s’y employer, prendre le temps de la réflexion et trouver les moyens de le réaliser… Cela ne génère pas seulement une œuvre mais cela amalgame à cette œuvre une pensée, un cheminement, des détours, voire des repentirs… et en cours de route un sens ou une âme. Sans avoir peur des mots. Ce que l'informatique a apporté en terme de rapidité ou de nouveauté elle le perd ici en terme d'épaisseur, de profondeur.


De l’usage de l’informatique il résulte principalement une accélération de la conception mais aussi un bornage technique de la fabrication. L’outil informatique permet d’automatiser des taches, de les multiplier sans contraintes de temps et le cas échéant de revenir dessus en un clic. Mais jamais d’aller au delà des capacités d’une machine qui n’est pas modifiable par l'artiste lui-même.

En revanche le processus artistique d’une peinture, ou d’une sculpture, s’il est laborieux, il est aussi infini. Car il n’a pas de limites arbitraires liées à son outil. Des générations d'artistes ayant éprouvé et affiné l'outillage, et lui-même étant souvent en capacité de l'adapter à ses besoins.

Ainsi, « l’avantage de l’inconvénient » d’utiliser sa main plutôt qu’un clic, est l’obligation d’une certaine lenteur qui laisse le champ libre à l’esprit pour s’approprier une forme, un volume… et donner à la création la qualité d’une oeuvre d’art.


On voit s’opposer ainsi un art traditionnel comme la transcription physique d’une pensée préalable et un art nouveau, né de possibilités qui se découvrent au fur et à mesure d’avancées techniques.

Le premier est un art du fond et le second un art de la forme. Le premier est poussé par des envies, le second est tiré par des possibilités.

Pour le premier, modeler de la terre, préparer une couleur, choisir un outil, pétrir la matière, sentir la résistance impose à l’artiste le temps du murissement, le temps de la réflexion. Une œuvre qui nait lentement d’un travail consciencieux, gagne en épaisseur à mesure que l’artiste réfléchit son œuvre. La pensée qui va avec le travail fait le murissement de l’idée qui accompagne la diligence du geste.

Dans le second, l’outil informatique compresse la latence du travail, comprime la durée du geste, et probablement fait disparaitre une partie de la réflexion. ll ne reste que des processus, que l’on annule ou répète d’un doigt sur une touche. Il serait faux de dire qu’il n’y a pas une pensée sous-jacente à ce travail. Car même s’il s’agit d’un clic, ce clic sert un but. Mais le but dans la pratique informatique de l’art est une expérimentation plus qu’une intention.

Dans tous les cas, intervient le regard de l’auteur qui juge la justesse de l’oeuvre. L’oeuvre terminée est-elle nécessairement moins aboutie, moins juste lorsqu’elle est informatisée ?


Il y aura toujours des artistes qui choisiront la facilité, quels que soient leurs outils. Et d’autres qui choisiront le travail et la réflexion quand bien même ils utiliseront ces mêmes outils. Je pense que l’oeuvre elle-même retranscrira les intentions ou le manque d’intentions de leur auteur… comme depuis toujours !

Pourtant une œuvre ne vit pas que par elle-même, malgré le talent supposé de son auteur.


On touche là une autre partie du problème.


Car aujourd’hui l’œuvre d’art ne vit plus à l’intérieur d’une époque mais à la marge d’une époque. Les œuvres d’une époque sont celles qui appartiennent à l’Histoire de l’Art. Or la création contemporaine a cette obligation d’emporter l’adhésion du public pour exister. Et cette obligation est d’autant plus importante aujourd’hui que l’art n’est plus l’apanage d’une élite intellectuelle, mais de tout un chacun, consommateur.

Elle se trouve toujours sur le fil du jour. Elle se doit d’être une promesse, un avant-gout de demain. Elle doit surprendre. Et rien de ce qui est connu ne nous surprend plus. Au-delà même de la force ou du raffinement d’une pensée brillante qui pourrait intéresser, si son enrobage n’est pas novateur, la pensée restera muette : il est tellement plus facile de créer et surprendre avec des outils/formes qui surprennent qu’avec des pensées/fonds qui surprennent !

C’est une fuite en avant où chaque avancée efface la précédente et où l’intelligence sous-jacente importe peu… même clairvoyante.


La différence entre l’art traditionnel et l’art nouveau issu de technologies nouvelles se trouve également dans le regard de celui qui découvre l’œuvre. Non-pas parce qu’il est cultivé ou non, mais plus plutôt en fonction de son mode de vie.

S’il consomme les technologies, il saisira en une fraction de seconde la beauté parfaite d’une production informatique tandis que l’œuvre de la main lui apparaitra un archaïsme. Sûr de lui, il décrète ce qui est beau. Il vit dans l’immédiateté et ne s’inquiète pas qu’elle s’applique à tout. Le consommateur d'art actuel va vite, très vite. Et en cela, il est en phase avec la création assistée par ordinateur.

Il aimera cet art nouveau aussi sûrement qu’il s’en détournera dès l’avancée technologique suivante.


L’artiste, qu’il soit traditionnel ou non, a un devoir d’éducation. Il montre des facettes de notre société toutes aussi importantes : l’obsolescence intrinsèque de la frange de la création… ou la pertinence d’un sujet maitrisé et réfléchi. Mais le spectateur lui, n’a plus la patience/culture de s’intéresser longuement aux choses qu’il consomme. La pensée qui va avec une création n’est pas à la portée de tous.

L’un des grands changements de notre époque (en plus des outils) est aussi et surtout l'amateur d'art lui-même.


Il est plus facile d’être artiste aujourd’hui qu’il y a quelques années. La société facilite la tâche en accordant davantage de temps dédié aux loisirs, et avec l’usage aisé d’outils informatiques qui compriment les complications en termes de temps nécessaire ou d’encombrement, chacun peut s’essayer à la création. Par ailleurs, une libéralisation des meurs permet d’assumer ou de revendiquer ce statut d’artiste plus aisément vis-à-vis des autres qu’à une certaine époque, ou pire… Là où être artiste est une vie, ailleurs c’est un accessoire chic.

Donc d’un point de vue général il y a de plus en plus de personnes qui se disent artistes… et chacun à son rythme se rend compte qu’être artiste réellement est une condition particulière de la vie. Le beau et le moyen ne suffisent pas. Mais d’ici qu’ils abandonnent ou se rendent compte qu’ils n’ont rien à dire, le mal est fait.


Pour ma part, j’ai toujours pensé que l’œuvre d’art est l’équilibre d’un sens juste et d’un rythme juste.

L’informatique bien utilisée permet le rythme/une forme qui peut être juste. Mais elle ne garantit pas le sens. Sans le sens, la réflexion, le fond, une peinture est au mieux juste belle, mais en aucun cas cela ne fait d’elle une oeuvre d’art. Ainsi à la question de savoir si l’esthétique induite par l’informatique peut suffire à une œuvre d’art, je suis tenté de répondre évidemment non. Pourtant, il est bon de considérer la réalité du marché.

Le marché, notre société actuelle, ne se préoccupe pas du sens des choses. Seule semble compter leur esthétique.

Se faire plaisir de choses qui nous semblent belles sans se soucier un seul instant des contingences qui l’ont mis au monde : qu’il s’agisse d’un logiciel de 3D qui génère des facettes, de l’outil « brush » de photoshop qui reproduit un pinceau brosse, des calques, des masques, de l’imprimante 3D qui donne de la consistance à la perfection d’un fichier informatique… sans souhaiter ni même espérer la petite imperfection qui fait de la beauté une rareté humaine. Et après tout… pourquoi souhaiter une imperfection?


L’informatique a en effet investi tout notre Monde, rendant abordable beaucoup de choses, soit en supprimant des intermédiaires techniques, soit en accélérant des processus. Le Monde de l’Art dans son ensemble est bouleversé : de la création à la commercialisation en passant par la fabrication.

Là où des galeristes jouaient le rôle de filtres techniques esthétiques (toujours discutables), mais au moins de garants déontologiques… les artistes sans connaissances ni des règles, ni des lois ont proliféré et produit tout et n’importe quoi…


Cela va bien avec notre époque, sa culture (ou son inculture) et ses préoccupations. Car finalement il faut se montrer et avoir des choses à montrer. Il faut occuper l’espace, et aller vite. Proposer des choses avant que d’autres ne le fassent, se servir sans vergogne de ce qu’un autre à imaginer. Plus ils sont nombreux à se copier moins ils se sentent responsables de ce qu’ils font… Il y a tant d’artistes aujourd’hui qui n’auraient pas pu exister auparavant.


De mon point de vue, je regarde cette frénésie d’un oeil un peu hagard. Car pour moi il me semble que la qualité importe peu, voire de moins en moins. Plus on voit de choses mauvaises plus cela dédouane les choses très mauvaises d’être montrées et vendues… et la clientèle, sans avoir aucun recul se laisse charmer par ce qui lui semble beau parce qu’elle l’a déjà vu tant de fois…

Malheureusement ceci est le fruit de notre époque : il faut aller vite et moins cher! l’outil informatique pour l’acheteur comme pour l’artiste est idéal. Les réseaux sociaux offrent une visibilité aux plus mauvais. La fabrication de multiples, de peintures imprimées ou faite au rétroprojecteur… de mauvaises copies de copies de copies… tout ceci va dans le bon sens! Ca c’est pour les plus crédules d’entre nous qui nous offrons des oeuvres à faible coût.


Un cran au dessus, il y a les grandes enseignes de l’art sur internet ou avec des murs. Ils ont flairé le potentiel de tous ces artistes inconnus qui ne demandent qu’un peu de reconnaissance. Ces enseignes connaissent les rouages du commerce et appliquent leur peu de morale à l’art. Ces nouvelles galeries sont des super marchés de produits soumis à une TVA réduite, mais à part cela, ce qu’elles vendent n’ont plus rien de l’œuvre d’art. Et parfois-même sans que le client ne s’en doute, ce qui lui est vendu (fort cher) n’est pas de l’Art, mais des objets de décoration. Il y a des règles, il y a des lois, mais pourquoi les expliquer aux clients? S’il achète à bas prix c’est parce que notre époque lui enseigne qu’il faut faire avant tout une bonne affaire… on ne va pas lui dire que ce qu’il achète pas cher ne vaut pas plus… et certainement même beaucoup moins!

Grâce à l’informatique tout est comprimé : les coûts, les délais… l’intelligence de l’artiste mais aussi celle du client. Peu importe, tant que ca semble beau.


Notre époque est donc à la vitesse dans la création artistique, la prolifération peut-être … Il faut aller vite, proposer plus de choses, en plus grand nombre, occuper l’espace. Car plus on est vu, plus les gens qui nous voient ont le sentiment que ce que l’on propose est bien, est connu, vaut le coup (coût). Notre époque est à cette immédiateté et à cette spéculation. Tout va dans ce sens et personne ne semble réfléchir sur ce que cela implique.

La recherche, le travail, le temps n’ont-ils plus leur place dans notre société ? Faut-il juste que cela soit beau ?

Est-ce être passéiste que de vouloir ralentir, travailler et aimer les choses pour ce qu’elles disent ?

Dans vingt ans je serai encore là. Je n’ai qu’un espoir c’est que mes clients aussi, et qu’ils soient heureux d’avoir acheté par mon biais des pièces qu’ils ne regretteront pas, parce qu’elles seront toujours belles, denses, chargée de sens…


Ces oeuvres ne diront rien de notre époque… en revanche elles y auront survécu !



#YannPerrier #GalerieHarmattan #Megève #sphère

Mis à jour : 11 déc. 2018

#DanielCastan #GalerieHarmattan #newyork #Beauxartsmagazine #megève



Beaux Arts Magazine publie dans son numéro du mois d’août un extrait de l’article ci-dessous.

« Je travaille avec Daniel Castan depuis neuf ans. On peut dire que je connais l’artiste, au moins autant que sa peinture, et tout cela grâce à une collaboration fructueuse et à une clientèle qui réclame toujours ses nouveautés. Daniel, comme sa peinture sont un concentré d’énergie. Ils sont dynamiques, voire karstiques pour employer un grand mot. L’un en coups de gueule, l’autre en mouvements vigoureux… Dans son œuvre la beauté est un surgissement, comme pour sa personnalité forte et attachante.

Néanmoins il serait faux de limiter son œuvre à cela : à des impulsions, car même s’il se montre sûr dans son art, sa technique est le fruit d’une longue pratique et d’incessantes et ténues évolutions : jouant d’abstractions, de textures, jouant de matières et d’associations de couleurs. Il ne peint pas New York. Il construit New York! Sa touche vigoureuse est unique et les vues qu’il nous propose son autant un concentré de lui que de cette ville.   Nous autres, comme spectateurs, nous aimons son travail… mais pour le juger il n’y a qu’à laisser parler les peintres lorsqu’ils regardent ses tableaux, car tous reconnaissent le talent de cet artiste.

Daniel Castan offre cet été à la Galerie Harmattan à Megève une vision en camaïeu de ses villes : de superbes tableaux en dégradés de gris tout juste rehaussées de quelques touches de rouge ou de jaune, ou encore des visions pourpres de rues au crépuscule. Ses peintures, à la fois proches les unes des autres et opposées entre elles, montrent toute la complexité de la création artistique. L’ombre et la lumière scandent un rythme, ouvrent les perspectives ou les obstruent, donnent à ressentir l’impalpable dans une tectonique urbaine où les villes sont des soulèvements brutaux !


Dès le premier regard, on se laisse submerger par la dynamique dans ses tableaux. Et qui ne l’a pas été par la réalité de New York, de Singapour, ou de San Francisco. Néanmoins pour qui connaît justement ces villes, elles ne sont pas juste de l’architecture : elles sont une atmosphère, une ambiance, une lumière, quelque chose de ténu bien plus impalpable que du vertical et de l’horizontal. Pour qui connaît ces villes elles sont belles sous certaines couleurs que l’on ne retrouve que « là-bas » et dans les œuvres de Daniel Castan. Il s’agit d’un trait de lumière qui illumine un carrefour, de brumes qui offusquent le lointain, d’un mélange incertain de tons, de bâtiments juxtaposés, serrés, qui se chevauchent et finissent par disparaitre.

Une peinture n’est pas seulement une technique, ou quelques coups de pinceaux ou de couteaux vite lancés sur une toile. Une peinture est une construction mentale avant tout. Une vision préalable en couleur que l’artiste cherche à partager par le biais de son savoir-faire. Ainsi lorsque Monet peignait ses cathédrales et ses meules de foin, les Historiens de l’Art y ont vu le secret désir de représenter une chose infinie : le temps. Mais peut-être, plus prosaïquement, l’artiste voulait-il offrir à notre regard une chose toute aussi infinie : la beauté. Celle qui change au gré des heures, se transforme et se renouvelle sans cesse !


Daniel Castan fait cela, il travaille son sujet comme quelque chose de vivant, de changeant… et tire parti d’instants fugaces, d’éclairages incertains pour mettre en valeur son sujet favoris : les villes. »



Les œuvres de YaNn Perrier s’exportent tout autour de la Terre. Et si je devais illustrer cela d’une destination, je n’en vois d’autres que celle-ci : l’Australie !

Quel pays se trouve plus éloigné du nôtre ?

En effet tout le monde aime les Mondes transparents de YaNn Perrier. Et lorsqu’ils franchissent les océans, d’autres cultures les mettent en valeur par des moyens subtils et raffinés que nous n’envisageons pas nécessairement ici.

J’ai reçu il y a quelques jours ces photos de ma cliente qui me montrait le cadre dans lequel avait pris vie la boule #855 en lierre, feuille d’or et Terre d’Ombre. Cela fait toujours plaisir de voir de belles pièces dans de beaux intérieurs, mais cette fois-ci la cliente avait poussé l’idée jusqu’au bout : une œuvre est belle par elle-même bien-sûr, néanmoins sa mise en scène est un point qu’il ne faut pas négliger. Elle a donc fait appel à l’architecte Mark Gacesa, pour réaliser le socle de la boule. J’ai reçu un peu plus tard un email de Mark, marquant son étonnement et son plaisir face à une telle œuvre.

En parallèle, j’ai été voir le site internet de la société « ULTRASPACE » de Mark ( markgacesa.com ). Recevoir un compliment d’un monsieur avec une telle notoriété et qui a réalisé de si belles constructions, m’a été droit au cœur. Biensur je me substitue à l’artiste en disant cela… mais comment faire autrement, le beau est quelque chose d’universel comme le disait Kant dont l’austérité du personnage n’a d’égal que la justesse de cette pensée.

Je regarde le raffinement du socle lumineux avec ces pyramides inversées en marquèterie. Je regarde la richesse du décor autour, la délicatesse de la boule… tout est écrin pour le beau. Je ne puis que remercier ma cliente, son architecte et YaNn Perrier qui les uns avec les autres permettent d’offrir du beau!

Si par ailleurs vous souhaitez les spécifications techniques de ce socle, demandez-les moi, je vous mettrai en relation avec Mark Gacesa.



#YannPerrier #Megève #Boule #GalerieHarmattan #megève

Mis à jour : 14 déc. 2018


Acidulé comme l’été, comme des saveurs, comme la gaieté des œuvres de Lise Vurpillot…

Parmi les dernières peintures de Lise quelques-unes sont encore plus enlevées et flamboyantes que d’habitude. Le Tigre Toulouse, et le Lion Flap sont parmi les œuvres les plus frappantes de l’artiste. Sa technique de peinture à la brosse aussi vive que lumineuse met en valeur l’animal au travers de couleurs irréalistes. Pourtant toute la fougue et la beauté des animaux n’en est qu’accrue. Faisant abstraction de l’irréalisme des couleurs, on ne peut qu’être surpris paradoxalement de l’étonnante justesse de ces tons. Plus expressionnistes que fauvistes, ces œuvres sont une véritable ode à la lumière et à la gaieté. Pleine de présence, de modernité, elles sont bien plus que des représentations animalières : elles sont la vie !


#LiseVurpillot #GalerieHarmattan #Megève #lion #couleur

Mis à jour : 11 déc. 2018


#Megève #GalerieHarmattan #BrigitteLombard #raku


Façonné dans la terre, transmuté par le feu, immergé dans l’eau et vivifié par l’air je suis le raku.

Les 4 points cardinaux, les 4 saisons, les 4 vertus… Je suis le chaud et le froid, l’or et l’argent, le cuivre et le plomb… Être, vivre, apprendre, comprendre, je suis intellect et imagination, raison et sentiment…

Je suis le 5ème élément, l’éther, car je suis né de l’imaginaire de celle qui, au détour de son chemin décida de matérialiser son idée, de réaliser son rêve… Je suis le narrateur de ses voyages, le révélateur de ses songes…

Oui, je suis la vie qui prend sa source au coeur d’une femme Oui, je suis la création qui prend corps au creux de ses mains Oui, je suis l’art qui prend racine au creux de votre âme et la berce de douceur.

Nancy Livebardon écrivain (texte écrit pour Brigitte Lombard)


« Je vis un conte de fées », s’enthousiasme l’artiste peintre Éric Le Pape. Un conte écrit entre terre et mer, au fil d’un parcours singulier, où pinceaux et couteaux tiennent lieu de baguette magique. Si l’on avait annoncé à l’ado landernéen, s’engageant à l’École des mousses, qu’arrivé à la cinquantaine, cinq galeries en France,une à Londres et deux aux États-Unis présenteraient des expositions permanentes de ses œuvres ou qu’une société canadienne de vêtements de luxe créerait des modèles à partir de ses tableaux, il aurait vécu tout autrement son entrée dans la Marine. Parce qu’à l’heure de revêtir l’uniforme, faute d’adhésion paternelle, Éric Le Pape tire un trait sur son ambition d’intégrer les Beaux-Arts.


Depuis ses 7 ans, âge auquel son institutrice repère des dons évidents, ses parents lui offrent des cours de dessin. À Landerneau, trois professeurs successifs l’accompagnent dans sa maîtrise des arts plastiques. C’est d’ailleurs le dernier, Fañch Bernard, qui le poussait à poursuivre dans cette voie.Mais en entrant dans la Marine nationale, Éric Le Pape n’est pas amer. « Je satisfaisais d’autres rêves : de navigation, de voyages et d’aventures humaines ». Il s’oriente vers l’aéronavale. De 1982 à 2009, il mènera une carrière épanouissante, achevée au grade de Maître principal. Mécanicien spécialisé dans les moteurs d’avions de chasse (de l’Étendard au Rafale), il découvre une partie du monde à bord des porte-avions Foch, Clemenceau et Charles de Gaulle. Ses escales à Djibouti, au Liban, aux États-Unis, au Canada, constituent des souvenirs marquants .Corps à corps avec la toile en devenant militaire, le jeune homme laisse tomber crayons et pinceaux. Mais il suffira de la visite d’une exposition pour que la passion se réveille. D’abord en douceur. Il renoue par le dessin, croquant surtout des femmes en noir et blanc, expose dans des bars. Rapidement, il a le sentiment de tourner en rond, revient à la couleur – « l’univers absolu ! », s’exclame-t-il – et à son sujet de prédilection, le littoral breton. Éric Le Pape adopte couteau et acrylique, mieux adaptés à sa vie embarquée, et crée sur la toile ses univers maritimes. Il participe à des salons de peinture, gagne en confiance en remportant régulièrement des premiers prix, souvent devant des professionnels. C’est le cas en 2002 à l’important Salon du Léon à Landivisiau (29), où sa vision d’un paysage de Portsall (29) est couronnée par le jury. « À cette époque, mes tableaux ont déjà une patte plus moderne », rapporte Éric Le Pape. Le début du millénaire est une période heureuse : mariage avec Sandrine et naissance de ses deux filles. « J’éprouve alors une joie et un bien-être intenses qui se reflètent dans les couleurs que j’utilise ».2005 est une année décisive.


La Marine le mute à l’état-major en région parisienne. Femme et enfants restant dans la maison familiale de Plougar, où il possède son propre atelier, le célibataire géographique occupe alors tous son temps libre à peindre, libérant une force créatrice de plus en plus féconde et vitale. « J’ai une mémoire photographique, confie-t-il, elle me permet de fixer mentalement les paysages ».Pour autant, l’artiste ne cherche plus à les reproduire fidèlement. Parti du figuratif, il tend vers une certaine abstraction. Ses maisons et bateaux biscornus identifient son style autant que son emploi de couleurs puissantes, intenses : bleus outre-mer et céruléum, rouges carmin, jaunes de cadmium…Nourri de Cézanne, Van Gogh, Gauguin, mais aussi des peintres de la Marine Michel Jouenne et Stéphane Ruais, il développe un univers très personnel. À l’instar de Nicolas de Staël – une de ses références majeures -, son acte de peindre est un corps à corps avec la toile, un engagement de tout son être, physique et psychique. Ambassadeur de la Bretagne à l’heure de sa retraite de la Marine, la question ne se pose pas vraiment. Il s’engage entièrement dans une vie d’artiste peintre professionnel. La demande ne cesse de croître. Dès 2006, la galerie Ty-Aven, dans cette Mecque de la peinture qu’est Pont-Aven, présente ses toiles, bientôt suivie d’une à Honfleur, dans le Calvados, où la clientèle parisienne en villégiature se laisse vite envoûter par ses visions du littoral. Ce sont les seules galeries qu’Éric Le Pape démarche lui-même. Toutes les autres qui accrochent aujourd’hui ses œuvres sont venues le solliciter, qu’elles l’aient connu à travers ses expositions ou via son site internet, conçu par la société Expression de Landivisiau. La visite d’Américains, venus spécialement de La Nouvelle-Orléans pour le rencontrer à Plougar, laisse un souvenir impérissable à ce fantastique ambassadeur de la Bretagne !


[…]auteur Frédérique Jambon, pour le Télégramme


#EricLePape #GalerieHarmattan #Megève #Peinture #paysage

#Menoche #GalerieHarmattan #fruit #megève #sculpture


Les sculptures de Ménoche sont empreintes d’une grande intelligence et d’une grande sensibilité. En les regardant on ne pense pas au travail phénoménal qu’il a fallu fournir pour les réaliser : le temps passé à assembler les pastilles d’acier, construire lentement chaque fruit, la quantité de soudures, le temps à poncer, lustrer et apporter la touche finale : la couleur par l’émaillage. Ainsi, c’est toute la poésie de l’artiste qui parvient à faire oublier les contraintes de l’acier pour ne plus laisser que la beauté, voire la fragilité de ces fruits ajourés. Mais plus que cela, plus que l’esthétique parfaite de ses sculptures, Ménoche les rend malignes par un détail qui pèse de tout son poids dans la réussite de son œuvre : la couleur. En effet que serait une cerise ou bien une poire sans ses couleurs. Au-delà du tour de force, ces pièces sont belles, poétiques, intelligentes, brillantes pourrait-on dire ! en tout cas, terriblement présentes et captivantes !



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Mis à jour : 11 déc. 2018


Les Vaches, images régionales authentiques, fertiles et porteuses de richesses, dépositaires de la vie, vestiges immuables et intemporels, généreuses et prometteuses d’abondance familière, groupées ou isolées, en attente de richesses à donner ou de récoltes à venir: symboles des trésors préservés de la terre. Vaches rocher, Vaches pierre, inscrites dans la durée de l’Histoire de l’Homme, mères nourricières empreintes d’éternité  majestueuses, les vaches de Marcel Mille le sont assurément. Regard éloquent, placidité inébranlable, robe-douceur, museau gourmand, elles ont l’élégance tranquille et la sensualité à fleur de pelage. Elles gardent toujours cette beauté sereine qui leur va si bien. Presque troublante de tant de présence.


#MarcelMille #GalerieHarmattan #Megève #vache

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#Kamu #GalerieHarmattan #Megève


À défaut de pouvoir réduire toute la densité, la profondeur, la multitude des sources du travail de Kamu, on peut toujours qualifier ces oeuvres : délicates et raffinées! Il faut considérer la finesse du portrait à l’huile, cette douceur rêveuse, nostalgique pourra-t-on dire. Et ne pas oublier de voir ce qui se cache autour : monde tropicaux peuplés de colibris, fresques médiévales et vitraux… traités à l’acrylique et à la cire, à la feuille d’or et gravées.

Mais avant cela et pour mieux comprendre : qui est Kamu?

Kamu est un collectif, une association, un couple. Kamu, ce sont deux artistes qui se complètent sur les toiles comme dans la vie. Et si chacun a une tache bien définie dans la création technique de ces oeuvres, leur maturation elle, se fait dans le partage et dans l’écoute.

C’est sans doute pour cela que leur oeuvres ont cette présence et cette profondeur. Parce qu’elles ne viennent pas d’une personne mais de deux. Chacun avec sa sensibilité et son histoire… mais toujours associées à l’autre.

Ces deux artistes puisent leur créativité dans les portraits et les images d’Olga, sublimées, réinventées, jamais authentiques, toujours métamorphosées par l’imaginaire.




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