Galerie Harmattan

40, rue Saint Jean 74120 Megève FRANCE

Tel. +33 (0)6 67 01 93 81

Mis à jour : 11 déc. 2018



« Attendez de voir les femmes de Favre ! Imaginez des parois rocheuses.Voyez dans ces pics, de belles endormies. Mélangez ces lignes tendues à des masses rectangulaires qui seraient autant de genoux et de bras, de creux et de vides. Hanches, fesses, cous, épaules deviennent des repères où s’accrocher. Des zones critiques, des haltes, qu’il sculpte avec la maîtrise d’un grimpeur lancé dans une ascension sans cordée … «  Texte tiré de « Pratique des Arts » écrit par : Arnaud Dimberton.


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Mis à jour : 11 déc. 2018


Jean-François GAMBINO est né à Paris en 1966. Au départ, attiré par la musique, il suit des études de musicologie à la Sorbonne. Cependant, il abandonne le milieu artistique et travaille plus de 10 ans pour la célèbre joaillerie Cartier, rue de la Paix à Paris. 

Ce n’est que beaucoup plus tard, en 1997 qu’il apprend et découvre auprès du sculpteur Chantal Adam à Neuilly-sur-Marne la technique particulière de la terre cuite et des patines faites de pigments naturels. Ayant assimilé les éléments de base du modelage et son enthousiasme grandissant pour ce moyen d’expression, il change d’orientation professionnelle en 2003, devenant sculpteur animalier. 

Son bestiaire se compose essentiellement d’animaux africains. Il met toujours en avant cette volonté d’une exécution rapide des animaux qu’il modèle. C’est cette spontanéité de réalisation qui traduit le mieux la force, l’énergie vitale et souvent intuitive que chaque animal doit générer pour survivre et s’imposer.


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Mis à jour : 11 déc. 2018

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"Mante Religieuse" bronze numéroté de Daniel Favre

Le socle commun aux œuvres de Daniel Favre est la force. Tantôt celle qui se trouve dans la sculpture comme une densité de l’être humain, tantôt celle qui se trouve dans le mouvement de l’oeuvre.

Lorsque Daniel Favre sculpte la densité humaine, la force nait de l’opposition de la pièce et de la lumière. Masses, angles, courbes, en butée contre le vide, l’air, les ombres et la lumière. L’être intériorisé que l’artiste a imaginé nait dans un instant fugace figé dans la matière. Objets presque érotiques où les forces sont soudainement rendues sensibles et assujetties à un équilibre d’une étrange stabilité.

Lorsqu’il sculpte le mouvement, Daniel Favre utilise les masses des corps non-plus pour leur densité réflexive, mais pour les forces qu’elles entrainent. L’artiste aime l’opposition des contraintes autant que l’instant fragile de l’équilibre lorsque les corps puissants se rencontrent. La force est ici un affrontement (au sens littéral comme au figuré) et nul ne peut en prédire l’issue. Seul compte à nouveau cet instant précaire et pourtant rendu éternel par la recherche et le travail de l’artiste.

La sculpture chez Daniel Favre est une représentation de l’instant d’équilibre entre des forces qui s’opposent.

Mis à jour : 18 août 2019



Il n’y a pas d’artiste qui soit une tautologie, hermétique au monde, produisant sans connaissances ni influences… Tout vient de quelque part. La génération spontanée n’existe pas. Pas plus en biologie qu’en art ou pour n’importe quoi d’autre. Rien ne nait par hasard.

Sans essayer de deviner pour quelle raison un artiste nait ou devient artiste, son travail, lui, est toujours le fruit de quelque chose, d’une rencontre, d’une évolution, d’une maturation… de l’Histoire, d’une histoire, de techniques apprises, appliquées, améliorées… mais dans tous les cas : son œuvre nait du travail.

L’image de la forge s’impose à moi. Le désir d’expérimenter, de s’exercer, de travailler laborieusement avant d’acquérir dextérité. De cet apprentissage adjoint de ses propres idées et de sa propre expérience … d’erreurs en découvertes … de découvertes remises en causes, reformulées, déformées, forgées à nouveau… dès lors l’artiste ne travaille plus, il œuvre.

Etre artiste c’est être forgeron. C’est recommencer. Recommencer. Chercher le beau, l’excellence, ou pas forcément : cela peut être de chercher la justesse. Le beau viendra de lui-même. Glaner des idées, formes ou techniques, les adopter, les dépasser. Chercher ! et travailler !

Il n’y a pas d’artiste génial qui n’aie jamais mis de la sueur dans son labeur. Comme pour tout, le travail est à la base. La chance peut intervenir. Mais la chance fait partie du travail.

L’art est un travail de forge. On part d’un matériau dur, un concept compact, une vue mentale qui ne s’effiloche pas, une obsession. On n’attend rien de ce matériau, sauf de l’ouvrager selon un dessein. Alors par la réflexion sans relâche et par l’action, l’artiste l’assouplit.

Travaillé, ployé, amélioré, retravaillé, ployé à nouveau… le matériau reçoit lentement ce supplément d’âme pour devenir autre chose. C’est là, c’est encore un peu diffus, un peu confus… mais du matériau compact et dense nait la matière propre à exprimer une forme et des sentiments.

Combien d’esquisses, combien de coups de ciseaux dans la pierre et de pierres cassées… l’œuvre nait. Non pas l’œuvre au féminin, mais l’œuvre au masculin, car il n’est pas question d’une seule œuvre, mais de l’ensemble de l’oeuvre. De l’ensemble qui grandit, progresse, va vers quelque chose, qui tend à l’absolu de beauté ou de justesse auquel l’artiste est dédié.

Telle une lame damassée qui n’est belle que par la multitude des couches qui la compose, l’œuvre d’un artiste n’est beau et considérable que par la multitude des œuvres qui le compose. Cet oeuvre, il n’est juste que par les innombrables assauts qu’a porté l’artiste pour atteindre cette justesse… Et à la fin, à la toute fin, l’ampleur et la régularité du travail sont un sous-jacent primordial à la qualité d’une œuvre d’art en particulier, comme à la beauté d’une lame damassée…


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Les sculptures de Ménoche sont empreintes d’une grande intelligence et d’une grande sensibilité. En les regardant on ne pense pas au travail phénoménal qu’il a fallu fournir pour les réaliser : le temps passé à assembler les pastilles d’acier, construire lentement chaque fruit, la quantité de soudures, le temps à poncer, lustrer et apporter la touche finale : la couleur par l’émaillage. Ainsi, c’est toute la poésie de l’artiste qui parvient à faire oublier les contraintes de l’acier pour ne plus laisser que la beauté, voire la fragilité de ces fruits ajourés. Mais plus que cela, plus que l’esthétique parfaite de ses sculptures, Ménoche les rend malignes par un détail qui pèse de tout son poids dans la réussite de son œuvre : la couleur. En effet que serait une cerise ou bien une poire sans ses couleurs. Au-delà du tour de force, ces pièces sont belles, poétiques, intelligentes, brillantes pourrait-on dire ! en tout cas, terriblement présentes et captivantes !



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Il est un peu tard en plein mois d’aout pour parler du temps des cerises…

… mais lorsqu’il s’agit des oeuvres du sculpteur Ménoche il n’y a pas de saisons! Gaies, colorées, pleines de tempérament et à la fois très douces, les cerises en acier de cet artiste jurassien tranchent avec les modes et les époques. Classiques par le sujet, contemporaines par leur traitement, la lumière même qui les traverse ou qu’elles réfléchissent par leur surface… ces cerises ne laissent jamais indifférent.

D’une hauteur de 90cm, réalisées en acier inox avec un poli brossé à l’extérieur et peintes d’un rouge profond à l’intérieur, ces cerises marquent de leur présence l’espace qui les entoure.

oeuvres disponibles de Ménoche


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Brigitte Téman, rend souvent hommage dans les titres de ses œuvres aux artistes qui ont défriché l’art contemporain animalier : une panthère Pomgatti, une autre Joudoz…

Rembrandt Bugatti, Paul Jouve, Marcel Sandoz, François Pompon… ces artistes ont marqué leur temps d’une empreinte si profonde qu’elle a influencé durablement les joailliers et la plupart des sculpteurs animaliers des années 30 jusqu’à nos jours.

Brigitte Téman qui joue du bestiaire révélé par ces Maîtres renoue avec cette tradition de l’animal fixé dans une attitude éphémère, parfois pittoresque mais toujours réaliste (Jouve et Sandoz). L’animal, joue, guète, est attentif (BT : Jougatti), ou s’apprête à porter la charge (BT : Taureau). L’animal est immobile et pourtant nerveux, vigoureux. Son être profond est révélé avec majesté tandis que la patine lisse tendue ramène l’animal à son essence, servie par la pureté du trait!

Ainsi la sculpture de Brigitte Téman est reconnaissable entre toutes : elle saisit en une ligne et une posture, la quintessence de chaque animal.

Oeuvres disponibles de Brigitte Téman

Ernest Hemingway est à l’origine de cette expression qui désigne cinq mammifères d’Afrique mis à l’honneur : buffle, rhinocéros noir, éléphant, lion et léopard. Si à l’époque chacun d’entre eux valait un trophée lors d’une chasse, aujourd’hui ce terme met en exergue la puissance ainsi que la beauté de ces animaux.

Brigitte Lombard au travers de son travail plein de richesse dans la recherche des postures ou dans la texture des cuirs, rejoint cette classification et propose quelques-uns de ces animaux mythiques en céramique.

Les rhinocéros, mais aussi les éléphants sont de toute beauté travaillés par la main de Brigitte Lombard. Les mères alertes, les éléphanteaux encore gauches… et bien que tous soient massifs, puissants, on sent en eux une certaine fragilité d’une patte en retrait, d’une tête inclinée. Des détails plein de saveur pour qui sait regarder ces magnifiques animaux. Bien que nous soyons très éloignés des « Neiges du Kilimandjaro » (livre dans lequel Hemingway parle du big five), au premier regard on se laisse transporter dans la savane africaine!


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« Œufs trouvés, il est temps de mettre au pré les vaches, de sortir son hippopotame, et ses tenues de soirée… quant aux souris orange, elles chantent, madame elles chantent! »

S’il y a une artiste qui revendique la poésie de l’absurde, c’est bien Annie Cotterot… ses oeuvres amusantes et délicates font des pieds-de-nez à la logique. Et pourtant cette artiste a des racines cartésiennes de chimiste. Autant dire qu’elle aussi fait le grand écart entre un monde fait de règles et de raison et celui de l’art où tout est rythme et émotion.

Ionesco n’aurait pas été plus enchanté, je pense, de contempler ces duos de cantatrices chevelues vêtues de robes toujours plus folles et accompagnées d’animaux toujours improbables…






Une nouvelle venue pour accompagner ce début de printemps.

Cette boule 861 est la dernière créée par l’artiste YaNn Perrier, une oeuvre de 35 cm de diamètre en épicéa teinté d’encre noire et réhaussé de bleu. Cette pièce plus bleutée que les précédentes, vient à point nommé pour remplacer les dernières oeuvres en mûrier et feuille d’or, les ceps de vigne aux teintes baroques… et les mondes des abîmes aux reflets argentés.


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Daniel Favre sculpte à l’écart de tout courant artistique depuis une trentaine d’années.

Il sculpte pour lui dans un processus diligent de construction et de déconstruction : il dessine son sujet, l’étudie, lui donne un corps réaliste et académique avant de revenir sur les lignes et d’en effacer les superflues. Du réalisme à l’épure, l’humain se concentre sous ses mains. Par ce travail Daniel Favre parvient à contenir et concentrer dans ses œuvres, des forces, des émotions et des sensations d’une profonde et envoutante douceur!

La sculpture toute en puissance est alors d’une intimité déconcertante, brutale et élégante, douce et vigoureuse…

Il aura fallu trente ans à Daniel Favre pour franchir le pas des galeries et montrer ses sculptures à un public averti. Quelle sensibilité ! …dire que toutes ses sculptures n’avaient été faites que pour son seul regard et son seul esprit alors qu’elles sont du niveau des plus belles représentations d’aujourd’hui !




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L’œuvre de Livio est souvent associée aux Taureaux et pour cause, si leurs noms sont parfois évocateurs ou parfois moins évidents, les toro amoureux, solaire, rosso, livre, enclume ou encore asymétrique… ont toujours inspiré cet artiste.

Il a recherché au fil du temps à interpréter cet animal mythique, le sortant de sa force brute, ou à l’inverse la lui offrant pleinement, imaginant un « Enlèvement d’Europe » ou le faisant « toro bison ». Chacun ayant une âme propre et au plus juste du sentiment que l’artiste cherchait à lui offrir.

La patine lisse et la puissance retenue de ce Toro Rond le font compter parmi ses œuvres qui rencontrent le plus de succès.