Galerie Harmattan

40, rue Saint Jean 74120 Megève FRANCE

Tel. +33 (0)6 67 01 93 81


Parmi les dernières pièces reçues de Daniel Favre, « la Tête au Carré » est un bronze ramassé d’une belle intensité. La position du corps replié sur lui-même fait autant référence à Marthe de Bonnard qu’aux objets-masse à la frontière de l’abstraction.

En effet cette position en pleine fragilité d’un corps nu, resserré sur lui-même, évoque des scènes de bain ou tout au moins un corps surpris dans son intimité ou en pleine réflexion peut-être.

Quant à cette masse homogène traitée avec une patine à la coulée rehaussée de bleus métalliques et d'ocres jaunes... en lisse-tendu, ses arêtes saillantes et pourtant contenues dans une forme ovoïde… cette sculpture confine à l’objet de boudoir.

D'un très belle densité esthétique et émotionnelle, "La tête au carré"est à la fois belle et intelligente.

Elle ouvre à la réflexion. Il en ressort comme un oxymore : une élégance brute, une douceur vigoureuse… une intimité pleine d’intensité.

Mis à jour : 11 déc. 2018



« Attendez de voir les femmes de Favre ! Imaginez des parois rocheuses.Voyez dans ces pics, de belles endormies. Mélangez ces lignes tendues à des masses rectangulaires qui seraient autant de genoux et de bras, de creux et de vides. Hanches, fesses, cous, épaules deviennent des repères où s’accrocher. Des zones critiques, des haltes, qu’il sculpte avec la maîtrise d’un grimpeur lancé dans une ascension sans cordée … «  Texte tiré de « Pratique des Arts » écrit par : Arnaud Dimberton.


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Mis à jour : 11 déc. 2018

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"Mante Religieuse" bronze numéroté de Daniel Favre

Le socle commun aux œuvres de Daniel Favre est la force. Tantôt celle qui se trouve dans la sculpture comme une densité de l’être humain, tantôt celle qui se trouve dans le mouvement de l’oeuvre.

Lorsque Daniel Favre sculpte la densité humaine, la force nait de l’opposition de la pièce et de la lumière. Masses, angles, courbes, en butée contre le vide, l’air, les ombres et la lumière. L’être intériorisé que l’artiste a imaginé nait dans un instant fugace figé dans la matière. Objets presque érotiques où les forces sont soudainement rendues sensibles et assujetties à un équilibre d’une étrange stabilité.

Lorsqu’il sculpte le mouvement, Daniel Favre utilise les masses des corps non-plus pour leur densité réflexive, mais pour les forces qu’elles entrainent. L’artiste aime l’opposition des contraintes autant que l’instant fragile de l’équilibre lorsque les corps puissants se rencontrent. La force est ici un affrontement (au sens littéral comme au figuré) et nul ne peut en prédire l’issue. Seul compte à nouveau cet instant précaire et pourtant rendu éternel par la recherche et le travail de l’artiste.

La sculpture chez Daniel Favre est une représentation de l’instant d’équilibre entre des forces qui s’opposent.